Un peu d’histoire

 

NOTRE-DAME-DU-BOIS-FRANC À TRAVERS LES ANS


En pleine 2e guerre mondiale, au printemps 1943,  environ 400 maisons individuelles destinées à loger les familles des ouvriers employés aux usines de guerre Noorduyn Aviation, Canadian Vickers (plus tard Canadair, aujourd’hui Bombardier Aéronautique)   sont construites dans le quartier environnant le boulevard Laurentien (renommé Marcel-Laurin depuis). Ce nouveau quartier, surnommé Norvick à partir des deux entreprises Noorduyn et Vickers, a vu le jour après que le gouvernement canadien de l’époque ait décidé de créer la Wartime Housing Limited, une société chargée de construire, à travers le pays, des logements pour répondre aux besoins de milliers d’ouvriers participant à l’effort de guerre. Les archives de l’arrondissement Saint-Laurent indiquent qu’entre 8 000 et 10 000 ouvriers travaillaient alors dans les usines laurentiennes.



Dans ce nouveau quartier, la population catholique est suffisamment importante pour que le Père Armand Grou, c.s.c., alors curé de Saint-Laurent (seule paroisse existant à ce moment), décide d’y organiser le ministère. On compte alors 241 familles catholiques, dont 73 de langue anglaise, 482 adultes et 637 enfants et l’un des vicaires de Saint-Laurent, le Père J.-Eugène Goulet, c.s.c., s’en occupe  jusqu’à ce qu’il soit nommé curé-fondateur de la paroisse Notre-Dame-du-Bois-Franc le 23 avril 1944.


Pendant un certain temps, on parle de la "Desserte" Notre-Dame-du-Bois-Franc et son érection canonique par l’autorité diocésaine date du 27 janvier 1945 alors que la paroisse est érigée canoniquement le 18 septembre 1945 et ses premiers marguilliers sont Messieurs Paul Lauzon, Arthur Goyer, Ambroise Guertin, Marcel Blain, Odilon Parent, Madré Massé, Thomas Barry et Corbett Taylor.


Le 3 décembre 1961, les fidèles anglophones s’en vont dans les paroisses Our Lady of Fatima ou Transfiguration of Our Lord et la paroisse Notre-Dame-du-Bois-Franc devient alors unilingue française. En 1963, on accueille le 2e curé, le Père Owwald Arès, c.s.c., qui quittera Notre-Dame-du-Bois-Franc le 14 septembre 1980. Le Père Louis-Pierre Séguin, c.s.c., prend charge de la paroisse le 11 octobre suivant.


Après être entré dans le presbytère inauguré le 15 janvier 1984, le Père Séguin est remplacé par le Père Paulin Demers, c.s.c., qui entrera en fonction le 1er décembre 1985.


En 1987, le 27 septembre, on célèbre la première messe en espagnol à l’occasion de l’arrivée de la Fraternidad Santa Rosa (aujourd’hui localisée dans l’église Saint-Hippolyte).


Le Père Georges Levasseur, c.s.c., remplacera le Père Demers comme curé à la fin de janvier  1990 et le dernier curé résident au presbytère fut le Père Laurent Lecavalier, c.s.c..


Lors de l’établissement de l’Unité pastorale Saint-Laurent, en 2001, le Père Pierre Dufour, c.s.c. devint le pasteur des trois premières paroisses qui en faisaient partie à l’origine. Et, depuis janvier 2009, le Père André Charron, c.s.c. est devenu  curé des quatre paroisses de l’Unité pastorale.


Entretemps, des religieuses de Sainte-Croix ont assuré une permanence dans notre paroisse : tout d’abord, Sœur Raymonde Maheu jusqu'à sa grave maladie et son décès en 2005; elle fut  momentanément remplacée par Sœur Pauline Léger, c.s.c., alors qu’en 2006, Sœur Danielle Beaulieu, c.s.c. prend la relève. Ces ‘femmes vaillantes’ ont profondément marqué de leur générosité, de leur compétence et de leur dévouement inlassable notre communauté paroissiale. Sans remplacer complètement les ministres du culte, elles ont su maintenir les liens spirituels et communautaires : la fondation du mouvement Jean-Parle pour les jeunes adolescents, la pastorale du baptême des enfants d’âge scolaire, les parcours catéchétiques des tout-petits et des enfants, la préparation et la réalisation de liturgies mémorables pour Noël et Pâques pour ne nommer que ces activités. En raison du présent retrait temporaire de Sœur Danielle, deux religieuses de la Congrégation de Notre-Dame, Sœurs Josée Desmeules et Lise Lajeunesse accomplissent présentement la tâche.


On dit de la communauté paroissiale de Notre-Dame-du-Bois-Franc qu’elle est "tissée serrée" en ce sens que la vaillance et l’énergie de ses membres assurent constamment sa survie dans un environnement devenu, au cours, des ans plurireligieux. Pour resserrer les liens qui les unissent et pour recueillir des fonds, il faut mentionner le lucratif Bazar qui a connu sa 1ère édition le 12 mai 1983 pour se transformer progressivement en Vente de pâtisseries puis en Vente de ‘sucré/salé’  et le très couru Souper- Spaghetti qui, à sa 6e édition d’octobre 2009, a réuni 33 bénévoles pour l’organiser. Le brunch du dimanche midi, au restaurant Boccacinos de Côte-Vertu, réunit un nombre variable de paroissiens qui y poursuivent, dans la joie et la fraternité la liturgie dominicale. Le proprio, Gerry, est d’ailleurs le commanditaire principal du souper-spaghetti annuel.


Depuis le début de l’année pastorale 2009-2010, Notre-Dame-du-Bois-Franc est devenu le rendez-vous hebdomadaire de tous les paroissiens de l’Unité pastorale Saint-Laurent désirant assister à la messe du matin à 8h00.


L’histoire continue donc à s’écrire chaque jour!





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