Infolettre

 

Famille et Miséricorde


Infolettre n°5 - Décembre 2015

Chers lecteurs et lectrices,

Le temps des fêtes approche et avant la course effrénée pour l'achat des cadeaux et les partys de Noël nous vous proposons de réfléchir ensemble sur le thème de la Famille et la Miséricorde.

Le pape François nous le dit: "La famille est une grande salle de sport, d'entraînement au don et au pardon réciproques sans lesquels aucun amour ne peut durer longtemps. […] On ne peut pas vivre sans se pardonner, ou en tout cas, on ne peut pas bien vivre,surtout en famille."

Les quelques modestes articles de ce numéro de Fidei montrent la richesse que contient ce thème mais surtout, ils vous permettront de découvrir comment par des témoignages, la miséricorde s'expérimente dans la vie de couple, dans la vie consacrée, dans l'amitié, l'engagement en paroisse et au travers d'un pèlerinage.

Que ces temps de fêtes soient pour chacune de vos familles, un temps de rapprochement et qu'avec l'année sainte de la miséricorde chacun, chacune puisse s'abreuver de l'Amour du Père et du Fils par l'action de l'Esprit Saint.


Bonne lecture!


Miré Saralta

Pour l'équipe de la rédaction


"Soyez bons et miséricordieux. Que personne ne vienne à vous sans repartir meilleur et plus joyeux."

Bienheureuse Mère Teresa 


Une parole à mon coeur

Mécanicen de l'âme




Quand j’étais petite, je voyais souvent ma grand-mère bricoler et entretenir ses robes, ses chaussettes qu’elle enroulait autour d’un œuf à repriser, alors qu’on était déjà à la fin du 20e siècle et que les chaussettes et les robes abondaient partout  etne

coutaientpresque rien.Je renvoyais assez rapidement cette pratique à un souci économique exacerbé, et une attituderigide et archaïque. Devenue adulte,etsurtout épouse puis mère, j’ai commencé à observer dans mes alentours, une certaine nonchalance et un esprit de consommation assez exagéré, dans le traitement de tout ce qui est matériel, et au fond de moi, j’ai pu constater une nervosité quand je voyais les gens jeter facilement, ce qui n’était pas encore défectueux. Je me suis dite : « Oh, non ! Je deviens ma grand-mère ! »

Mais, concrètement, ce n’était pas du tout ce qui se passait en moi. À travers mon cheminement personnel avec Dieu, j’avais pu constater que le Seigneur aurait pufacilementme« jeter »,carj’étais imparfaite, loin de ce que ses mains avaient créé, mais Il ne l’a jamais fait. Il a continué à restaurer, guérir, reconstruire, nettoyer, entretenir et, des fois même, à décorer la petite créature que j’étais, et Il continue à le faire avec moi aujourd’hui. Pareillement pour sa nature, Il l’a créé recyclable. Elle se régénère. « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme »1sur cetteterre. Il n’a pas créé une autre planète poubelle à côté de la terre où l’on pourrait jeter les arbres une fois qu’ils ne donnent plus de fruits, ou toute autre création quand elle ne remplit pas ses fonctions.

Dans ma famille, nous avons commencé à travailler sur la pratique « réparation » inconsciemment. Mon époux et moi avions déjà compris qu'une des bases de réussite mariage était que tout pouvait être reconstruit dans un couple, si la bonne volonté de réparation existe chez les deux personnes. Partant de ce constat, nous étions convaincus, dès avant le mariage et jusqu’aujourd’hui, que tout ce qu’on pourrait casser dans notre humanité, Dieu nous aiderait à le réparer, le restaurer, et même, à en faire sortir encore plus de fruits. On en émerge plus muri, plus amoureux qu’avant, une fois qu’on décide de le faire, et qu’on s’y met pratiquement. Concrètement, ceci se passe entre nous par la pratique du pardon mutuel, de la saine communication où l’on évite – si tant est que ce soit possible – à ne pas s’accuser, à ne pas rejeter chacun notre propre part de responsabilité, et à tout faire pour arrêter la source de « cassure » et à remédier à ses dégâts.

À l’arrivée de notre fille et surtout à l’âge de l’utilisation des jouets, nous nous sommes retrouvés à l’inciter à prendre

1 Antoine Lavoisier




Depuis l’élection du pape François, il y a beaucoup de choses qui bougent dans l’Église universelle et parfois, les médias sont au rendez-vous. En revanche, certains événements sont plus discrets, mais non sans importance

Prenons par exemple cette décision du Saint-Père de faire de l’année2015,«l’AnnéedelaVie consacrée».

Premièrement, ce choix thématique n’est pas un hasard, car le pape actuel est le premier depuis 1846 à être membre d’une communauté religieuse et aussi le premier Jésuite. C’est donc une occasion en or pour prendreconscience durôledes communautés de vie consacrée dans l’histoire et la vie de l’Église.

Il apparaissait alors évident que dans une unité pastorale et plus particulièrement une paroisse, celle de Saint- Laurent sous la responsabilité depuis plus de 150 ans de la congrégation de Sainte-Croix, un événement puisse souligner cette année singulière.

J’ai donc eu l’honneur d’organiser une conférence, le 20 novembre dernier, à la chapelle mariale de Saint-Laurent, non seulement pour présenter brièvement l’historique et l’étonnante diversité des formes que prennent la vie consacrée, de la vie monastique aux soins infirmiers qui sont le charisme de certaines communautés, mais aussi pour ouvrir une réflexion sur le

sens de l’engagement dans l’Église et comment nous pouvons mettre nos talents et ainsi « consacrer » notre vie au service du Christ et des autres , dans le monde d’aujourd’hui.

Ma présentation étant, par sa nature même, un peu didactique et n’étant pas moi-mêmedansunengagement proprement dit de vie consacrée, je trouvais essentiel non seulement de faire participer le public dont un bon nombre de sœurs de Sainte-Croix, mais aussi trois témoins privilégiés.

Le premier témoignage fut celui de sœur Lise Lebrun, c.s.c. Cette dernière nous a fait voyager à travers l’histoire du Québec contemporain, de ses premières années comme enseignante et religieuse dans le Québec très pratiquant des années 50, aux

transformations sociales et ecclésiales des années 60, en passant par une mission « transformatrice » en Haïti et un retour au Québec comme professeure d’université, militante sociale et politique, fondatrice et responsable d’une coopérative de logement bénéficiant à des femmes avec des problèmes psychologiques et les aidant à se responsabiliser. Tout ça en faisant le choix de vivre, non pas dans un couvent, mais avec les personnes avec qui elle avait choisi de vivre samission.Elle continue aujourd’hui son engagement auprès d’une multitude d’organismes travaillant non pas, comme elle tient à le préciser, pour la charité, mais pour la justice.

Le témoignage suivant fut celui de Daniel LeBlond,s.j. Comme de nombreux membres de cette communauté atypique, son parcours est varié et étonnant pour tous ceux qui imaginent la vie religieuse comme un long fleuvetranquille.Créateur parcourant le monde et les modes d’expressions artistiques (photographie, cinéma,peinture,etc.),théologien, philosophe, engagé socialement auprès de prostituées,fondateur  et directeur d’institutions artistiques et culturelles reconnues. Cela ne l’empêchera pas, au contraire, d’être en perpétuelle quête spirituelle, recherchant la présence de Dieu dans les autres et en toutes choses. Preuve, si nous en avions encore besoin, que les Jésuites ne font rarement les choses comme les autres, cet esprit indépendant et non conformiste, fût non pas marginalisé par son ordre religieux, mais nommé supérieur provincial de la Compagnie de Jésus.

Enfin, le dernier témoignage de la soirée fût celui de Miré Saralta, jeune laïque d’origine tchadienne, mère d’une petite fille de 5 mois, et engagée dans l’église de Saint- Laurent. Contrairement aux autres « témoins », elle n’a pas fait le choix « formel » de la vie consacrée, mais il ne fait aucun doute que sa démarche spirituelle constitue un bel exemple de ce que peut représenter un engagement chrétien authentique dans la société sécularisée d’aujourd’hui. Venant d’un pays majoritairement musulman, sa recherche spirituelle n’est pas nécessairement une évidence et ici, ça ne va pas non plus de soi pour une jeune, de non seulement affirmer sa foi, mais aussi de vivre pleinement son engagement en Église. Ce qui est intéressant avec sa démarche, c’est qu’elle est marquée par l’humilité. Elle est en constante recherche, parle volontiers de l’importance d’avoir un guide spirituel, afin de ne pas foncer aveuglément dans de faciles certitudes. Une foi qui n’a pas peur des remises en question, mais aussi une foi aussi en prière. Elle nous parlera de sa dévotion à la Vierge et enfin une foi ouverte, disponible à être au service du Christ, de l’Église et des autres... au bout du compte, une manière bien actuelle d’offrir ses talents et expériences et donc, de « consacrer » sa vie à l’Essentiel et de témoigner de Sa présence dans notre monde.

Ce qui reviendra le plus à travers les témoignages, ainsi que les réactions et les commentaires des gens de l’assistance ayant fait le choix de la vie consacrée, c’est la liberté, celle de développer pleinement son potentiel au service de quelqu'un ou quelque chose de plus grand que soi. Les vœux associés souvent vus péjorativement relatifs à ce choix de vie ne sont plus vus comme des contraintes, mais plutôt comme des outils parfois exigeants, mais qui permettent cette liberté. Cette dernière ayant éloquemment été évoquée par sœur Lise Lebrun, c.s.c. qui n’aurait, d’après elle, pas été en mesure de réaliser tant de choses, si elle avait vécu par obligation, la vie de la majorité des femmes de sa génération, celle de femme au foyer. En revanche, la comparaison avec le mariage reviendra souvent dans l’évocation de la difficulté des jeunes d’aujourd’hui, dans une sociétéconsuméristequivalorise l’éphémère et la satisfaction de besoins immédiats, de prendre un engagement qui durera toute une vie.

Il est encourageant de voir que dans toute cette exploration de l’histoire et ces expériences concrètes de vie consacrée, que selon les époques et surtout selon les gens, les manières de « consacrer » sa vie au Christ sont aussi multiples qu’il y a de talents à développer et de personnalités à s’épanouir.




Famille élargie et paternité

par Yvon Cousineau c.s.c.

Ce qui intéresse d’abord et avant tout chez l’évangéliste Luc, ce sont les personnes qu’il met en présence. En effet, plusieurs couples sont présentés par Luc ce sont les personnes qu’il met en présence. En effet, plusieurs couples sont présentés par Luc : Zacharie et Élisabeth, Marie et Joseph et d’autres binômes comme Siméon et Anne, Abraham et Sara. En nommant toutes ces personnes, nous connaissons mieux sa parenté et qui habitait ce petit village.

Marie et Joseph vécurent dans un milieu simple et naturel. Bien que d'ascendance illustre cette famille menait, au milieu d'une nombreuse parenté, la vie d'un foyer modeste, rythmée par la prière commune à la synagogue, celle de tout bon Israélite pratiquant de l'époque.

Cette famille élargie vivait une réalité grandiose et seul le silence pouvait assurer la sérénité nécessaire au développement du plan de Dieu. C'est en effet dans l'humble demeure de Nazareth que commencèrent à se dérouler, entre les membres de cette sainte famille les premières pages de cette Alliance nouvelle que le Ciel, en son en son Verbe fait chair, est venu donner aux hommes, par amour et pour le salut de tous.

Je suis, comme vous, un peu curieux ! Que savons-nous vraiment de saint Joseph?

À vrai dire, nous ne savons pas grand- chose de ce charpentier. Si nous nous en tenons aux évangiles: saint Marc n’en dit rien du tout, saint Jean ne le cite que deux fois. Les 25 citations en saint Luc et les 17 mentions en saint Matthieu ne nous fournissent guère d’éléments. Nous ignorons tout du lieu et de sa date de naissance et aucune parole de saint Joseph ne nous est transmise.

Dans le dessein de Dieu, le nom de Joseph est uni à celui de Marie et de Jésus. Joseph est le serviteur silencieux, il est « celui qui fait grandir, qui veille sur la croissance » du Fils de Dieu. Il est celui en qui le Père s'est le mieux reflété. Saint Grégoire de Nazianze écrivait de lui : "Le Seigneur a réuni en Joseph, comme dans un soleil, tout ce que les saints ont ensemble de lumière et de splendeur".

Saint Joseph est reconnu comme le protecteur de l’Église universelle. Il veille sur la croissance du Corps mystique de Celui sur qui il reçut autorité paternelle. En cette fin de siècle où notre civilisation occidentale vit une crise de paternité au moment où plusieurs cherchent de nouveaux modèles du père, saint Joseph se présente encore comme celui qui incarne, au cœur du monde, cette paternité divine « de qui toute paternité tient son nom au ciel et sur la terre » (Ep 3,15). Jean XXIII » avouait en toute simplicité :

« Saint Joseph, je l’aime beaucoup, à tel point que je ne puis commencer ma journée, ni la finir, sans que mon premier mot et ma dernière pensée soient pour lui ».


Le Jubilé de la Miséricorde Divine



Le 8 décembre prochain, solennité de l’Immaculée Conception, nous entrerons dans l’année de la Miséricorde Divine qui prendra fin le 20 novembre 2016 à la fête du Christ Roi.


Rome marquera le début de l’année jubilaire par l’ouverture de la Porte sainte de la basilique Saint-Pierre et toutes les 6 autres portes saintes dans le monde s’ouvriront également. Une occasion de faire ou refaire un pèlerinage à la Porte Sainte de la Basilique Cathédrale Notre-Dame du Québec.

Cette année exceptionnelle se veut pour le Pape François : « une expérience vivante de la proximité du Père, permettant presque de toucher du doigt sa tendresse, afin que la foi de chaque croyant se renforce et que le témoignage devienne ainsi toujours plus efficace »1. Il accorde pour toute l’année du Jubilé l’indulgence plénière. Le droit canon définit l’indulgence comme « une remise devant Dieu de la peine temporelle due pour les péchés, déjà effacées quant à la faute, que le fidèle, bien disposé (et à certaines conditions déterminées) reçoit pour lui ou pour les âmes défuntes.» (Code de droit canonique de 1983, Canon 992). Plusieurs actes et actions permettent d’obtenir une indulgence plénière dont particulièrement le sacrement de la réconciliation, l’eucharistie, l’adoration eucharistique et le rosaire.

Lettre du pape François au président du Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation, 1er septembre 2015

Cette  année sainte estdonc une opportunité donnée pour se rapprocher davantage de Dieu et avoir pour les personnes autour de nous un regard miséricordieux, car  «Heureux les miséricordieux, ils obtiendront miséricorde » (Mathieu 5:7) C’est une occasion également de prier et faire découvrir le chapelet de la Miséricorde Divine auquel le Seigneur Jésus lui-même y a rattaché plusieurs grâces.

Alors concrètement, comment vivre cette année sainte? La démarche de vivre intensément cette année doit rester ancrée dans l’Église, mais elle est avant tout une démarche personnelle. Elle propose de nous y accompagner en offrant dans les paroisses et diocèses plusieurs activités et lieux de recueillement. Toutefois, se rappeler que le nombre d’activités réalisées n’a pas d’importance, mais ce qui importe c’est l’intensité de l’amour que l’on met à faire ces activités pour le Seigneur.

Sainte Thérèse de Lisieuxnous rappelle dans la « petite voie » de faire des petites choses ordinaires et parfois insignifiantes aux yeux des hommes avec un amour extraordinaire et les offrir à Dieu soit en acte de réparation ou en Action de grâce.

Cette année plus que d’autres, Dieu ouvre plus grand encore son cœur ! Ne tardons pas et courons nous y jeter afin de puiser à la source même de la Miséricorde et continuer avec confiance notre pèlerinage sur terre.

Bonne Année Sainte!


Jeunes et Société

"Le sang est plus épais que l'eau"



Ce proverbe dit australien est souvent utilisé pour exprimer que les liens de la famille sont plus importants et plus forts que ceux de l’amitié. Mais ne dit-on pas aussi que les amis sont la famille que l’on choisit?

Jésus lui- même n’a-t- il pas laissé sa famille, à trenteans, pour parcourir le pays accompagné d’une nouvelle famille qu’il a attentivement composée de ses douze disciples et de tous ceux qui ont bien voulu le suivre?

On reproche souvent aux jeunes de passer trop de temps sur les réseaux sociaux à lier des liens superficiels, fictifs, ou du moins intangibles et insatisfaisants émotionnellement. Je confesse que mon Facebook compte plus de 600 amis à son actif et que, bien que je connaisse le nom de tous ces gens-là, un bon nombre sont en effet que des connaissances. Chaque jour, je constate que mon téléphone se remplit de nouveaux numéros et que je perds un peu plus le contrôle de ma boîte courriel. Alors je passe des heures à répondre à des messages, envoyer des textos et surveiller mes diverses adresses courriel.

Mais sur mon Facebook, dans la barre de gauche, il y a plusieurs groupes. Pour ceux qui n’utilisent pas le médium, un groupe Facebook est une page à laquelle ont accès un groupe de gens que l’on choisit et sur laquelle on peut partager des photos, fichiers, vidéo, événements, etc. L’un de ces groupes est intitulé, depuis les

3dernières années,« Réunionde famille ». La page est remplie de messages, de photos et de plans à réaliser avec mes copinesdu secondaire. L’énonciation de ce titre n’est pas sorcier : ce sont mes « sœurs de parcours ». C’est un titre qui est venu tout naturellement la première fois ou nous nous sommes rassemblées après des mois de séparation, parce qu’ensemble on se sentait un peu de retour à la maison.

Ce genre d’ami nous apporte du réconfort et est synonyme de joie. Ils font passer la pilule de vivre. Ils entretiennent notre côté enfantin et immature, mais aussi innocent et sans souci. Je dois le dire un peu parce que nous sommes une génération bruyante qui aime les fous rires et voit partout des occasions de faire la fête. Faire des bêtises et rire ensemble, ça crée des liens.

Le chapitre 17 des proverbes dit : « L’ami aime en toute circonstance, et dans le malheur il se montre un frère.» Les moments de malheur sont en effet révélateurs de la force d’une amitié. Lorsque mes copines et moi nous nous sommes retrouvées devant l’un des plus difficiles moments qu’il nous a été donné de vivre, j’ai beaucoup pleuré de tristesse. Mais mes larmes coulaient aussi parce que nous étions toutes ensemble, solidaires, unies comme jamais, et je ressentais profondément une gratitude pour leur existence même. Je pleurais, et nous pleurions toutes aussi un peu parce qu’après tant d’années, nous devenions adultes ensemble, à la dure, mais ensemble.

Ce genre d’amitié transcende le temps et l’espace : on se perd de vue, on est distrait par la vie, on se retrouve et hop! C’est comme si l’on ne s’était jamais quittées.

Ce que j’essaie de dire, c’est que Dieu met des gens sur notre chemin. Certains nous entourent dès la naissance et font de nous ce que nous sommes, et d’autres arrivent progressivement, parfois pour un court passage dans notre vie. Ceux-là font aussi de nous ce que nous sommes, et ils nous entourent et nous encadrent d’aussi près, nous éduquent et nous voient grandir. Ils nous procurent du respect, de l’affection, et partagent nos solitudes et nos maux. Et, comme une famille, ils créent un sens d’appartenance et une bulle d’amour inconditionnel qui ne cesse de surprendre, réconforter et égayer : « une famille de parcours ».

Mes amis, c’est la famille que je me suis choisie, et qui m’a choisie aussi. Au même titre que les liens du sang, l’amitié est un don de soi mutuel et inconditionnel qui pèse son poids dans une vie. C’est un lien du cœur.

Au même titre que les liens du sang, l’amitié est un don de soi mutuel et inconditionnel qui pèse son poids dans une vie. C’est un lien du cœur.


Une église animée

De nombreuses activités ponctuent la vie de notre belle paroisse.

Tout d'abord, au milieu de la chaleur de notreété, unenouvelleretraite intergénérationnelle a eu lieu. Une belle tradition annuelle qui se poursuit. Près d'une quarantaine de participants s'est réunie autour du thème «Où, quand, comment, pourquoi dire notre foi"» Chacun a pu appréciercette expérience enrichissante.

La fin de l'été et l'automne ontété ponctués par des fêtes spécifiques à notre paroisse. Il a eu la fête St-Laurent qui a réuni les gens pour une messe solennelle qui célèbre l'ensemble de la paroisse Saint-Laurent. Ensuite, la fête des mariages a rassemblé 7 à 8 couples qui se sont mariés en 2012, 2013 et en 2014. À l'approche de l'Halloween, la fête du souvenir a pu être célébrée au Cimetière de St-Laurent par une prière au milieu de ceux qui nous ont laissés. Puis, la fête de la Fidélité a donné l'occasion à plusieurs couples de célébrer leur amour. Enfin, le 180e anniversaire de construction de l'église Saint-Laurent a permis de souligner l'histoire de ce monument.

La vie de notre paroisse est enrichie par de nombreux groupes de partage. De façon mensuelle, le groupe du partage biblique a repris ses rencontres pour approfondir leurs connaissances des textes bibliques et un groupe de partage de foi, animé par le père André Charon, c.s.c., se réunit pour approfondir le vécu et l'intelligence de sa foi. Un groupe extraordinaire des jeunes adultes se prépare pour le baptême et pour laconfirmation. Visibleslors des célébrations, ses jeunes enrichissent nos célébrations chaque dimanche. Un dernier groupe est né d'une initiative de la direction de l'équipe pastorale, récemment soit le comité ad hoc pour les communautés ethniques. Ce comité vise à enrichir l'Unité pastorale de Saint-Laurent par les richesses de ces dernières.

Pour le reste, Noël approche et apporte de belles occasions de faire preuve de générosité.De nouveau,cette année, un Arbre de Noël, aussi appelé «Cheminée de Noël,» permet d'offrir des cadeaux àdes familles qui ont moins de moyens et aussi pour nos personnes âgées et seules. Aussi, le «repas de Noël» vise les nouveaux arrivants pour les accueillir et leur faire vivre la joie de Noël tel que vécu dans notre communauté. Votre participation sera appréciée tout comme vos dons.



Témoignage de foi


La vie comme un pèlerinage

Après une lecture sur Compostelle, il y a neuf ans, j'avais pensé faire le pèlerinage. Mais ce n'était pas mûr comme projet pour moi. Or, dans les derniers mois, on en a parlé au cours des rencontres de Souffle et Vie sans frontières. L'idée a fait son chemin Après une lecture sur Compostelle, il y a neuf ans, j'avais pensé faire le pèlerinage. Mais ce n'était pas mûr comme projet pour moi. Or, dans les derniers mois, on en a parlé au cours des rencontres de Souffle et Vie sans frontières. L'idée a fait son chemin. Et j'avais le temps de le faire cette année. Alors, la question est devenue : est-ce possible? J'en ai parlé avec le Père François Jacques qui s'est montré ouvert. Je trouvais que c'est un bon exercice pour en apprendre un peu plus sur moi et pour chercher Dieu. Ce pèlerinage m'apparaissait comme un pas en avant dans l'apprentissage de la connaissance de soi. Si le Père François venait, il y aurait un accompagnateur pour cet objectif que je me fixais. Ma perspective d'il y a neuf ans un peu exotérique : je serais parti dans un esprit d'aventure «périlleuse». Avec le temps, j'ai pu parler de cela avec des gens, mes patients ou des amis; j'ai vu des films comme«The way» oud'autres productions québécoises. J'ai donc fait du cheminement et j'ai développé une vision de la vie chrétienne comme une aventure. La vie est comme un pèlerinage ; avancer en n'ayant quasiment rien, le reste venant de la grâce de Dieu.

L'esprit du «camino» est particulier. C'est une longue marche où se présente beaucoup d'inconnu. Cela, je l'ai apprécié, par exemple le fait de ne pas maîtriser la langue. D'un côté, je m'étais préparé. Physiquement, j'étais en forme. Je fais régulièrement des exercices et du vélo. J'avais parcouru les sentiers du mont Saint-Hilaire. Comme je suis habitué de traiter mes blessures, j'étais en mesure d'accueillir celles qui allaient survenir. J'étais allé à la messe en espagnol plusieurs fois pour me familiariser avec la langue et j'avais réussi à faire des réservations d'auberge dans cette langue pour tout mon groupe : je pouvais saisir ce qu'on disait. D'un autre côté, je pouvais m'exprimer en espagnol et me faire comprendre de temps à autre. De même, au plan physique : malgré toutes les précautions, un début de tendinite est apparu lors des derniers 20 km.

Le «camino» m'a appris des choses : respecter son corps, par des étirements, par exemple, laver ses vêtements chaque jour, faire la sieste et se reposer après chaque longue marche. La vie de groupe a amené son lot d'ajustements : le respect des autres dans les dortoirs, entre autres l'heure d'entrée et de coucher pour ne pas réveiller autrui. Tout compétitif que je sois, il m'a fallu accepter d'aller à mon rythme, de me ralentir et de me faire dépasser.

Mettre ses écouteurs dans les oreilles comme on est tenté de le faire tout le temps, nous les jeunes, c'était un blocage pour les contacts sur le «camino.» Ça ne rejoint pas l'esprit pèlerin ouvert aux autres : ça bouche les oreilles et crée une fermeture. J'ai aussi découvert qu'il est facile de se laisser distraire et qu'il faut apprendre à gérer ses distractions si on veut atteindre ses objectifs. Ton objectif peut être atteint grâce à la rencontre de quelqu'un ou grâce au silence, à la solitude.

Un jour, on a pris l'autobus pour s'avancer; cela nous a fait changer de groupe de pèlerins. Ça a été comme déménager et s'adapter à un nouveau quartier.

Chaque jour, surtout des journées comme celle-là, tu te poses la question : qu'est-ce que je vais faire aujourd'hui ? Avec ce pèlerinage, je voulais faire un pas vers l'avant, voir qui je suis comme personne. On se fait dire qu'on est unique : alors, qu'ai-je de différent ? Je veux donner quelque chose qui vient de moi, qui est tout à fait personnel. Je cherche à être vrai avec moi et le partager avec les autres.

J'ai appris à davantage faire confiance à la bonté d'autrui. Trop souvent, j'étais méfiant. Également, un élément de mon adolescence est revenu plus renforcé suite à ce pèlerinage. C'est le fait d'aller vers l'autre pour l'aide, se montrer faible et en état de besoin, et l'aide viendra... Comme elle est venue de parfaits inconnus sur le «camino.» On a parfois peur de se faire dire non, ou à d'autres moments, on a peur de se montrer vulnérable. J'ai vécu une expérience pour m'ouvrir aux autres et approfondir des relations. Me suis-je fait des amis là bas? Ce n'était pas mon objectif.

J'ai plongé dans quelque chose et... comme un jeu de dominos, cela aura des effets sur différents aspects de ma vie. Oui, le pèlerinage se poursuit au retour; tout continue de s'approfondir.

Parfois, avec le poids de mon sac à dos, les tensions que cela provoquait dans mon dos et les autres pépins quotidiens, je pensais à Jésus sur son chemin de croix qui portait un poids sur ton dos (nos pêchés). Il ne s'est pas arrêté ; il est allé jusqu'au bout.


Suivre les pas du Christ avec...


Louis et Zélie Martin

Le 18 octobre 2015 marque la canonisation par le pape François, du couple de Zélie et Louis Martin, parents de Sainte Thérèse de Lisieux. L’Église offre en marge du Synode de la Famille un modèle bien contemporain d’un couple qui par le mariage et malgré les vicissitudes de la vie accède à la sainteté Le 18 octobre 2015 marque la canonisation par le pape François, du couple de Zélie et Louis Martin, parents de Sainte Thérèse de Lisieux. L’Église offre en marge du Synode de la Famille un modèle bien contemporain d’un couple qui par le mariage et malgré les vicissitudes de la vie accède à la sainteté...

C’est une première dans l’Église d’avoir un couple rendu saint! Le témoignage de vie des époux Martin1 enseigne que le mariage

est une voie possible vers la sainteté et la famille un lieu privilégié d’éveil de la foi. En tout, Zélie et Louis ont vécu

extraordinairemen t une vie tout à fait ordinaire.

Vocation centrée sur Dieu : Louis a 35 ans lorsqu’il se marie en 1858 avec Zélie qui en a 27. Tous deux ont voulu offrir leur vie à Dieu en entrant dans les Ordres mais ont vu leurs candidatures rejetées. Ces refus ne les ont pas détournés de Dieu, ils ont, au contraire, cherché à vivre tous les évènements de leur vie sous le regard de Dieu et la protection de la Vierge Marie. La messe a une grande place dans leur vie de couple et de famille. La relation personnelle avec le Seigneur se nourrissait par la prière, le jeune, l’adoration, des pèlerinages, la messe quotidienne et les œuvres de charité. Louis s’exprimait ainsi « Oui, j’ai un but, et ce but, c’est d’aimer Dieu de tout mon cœur. »

Délicatesse mutuelle et charité dans le couple : Zélie et Louis ont su préserver et entretenir l’amour conjugal en dépit des engagements familiaux et professionnels. L’amour chaste et fécond qui les unissait ne s’exprimait non pas seulement par le langage des corps, mais aussi par la tendresse, les petites et grandes attentions, le respect, l’écoute, le pardon... Les correspondances de Zélie à Louis sont teintées de cet amour : « Il me tarde bien d’être auprès de toi, mon cher Louis ; je t’aime de tout mon cœur, et je sens encore redoubler mon affection par la privation que j’éprouve de ta présence ; il me serait impossible de vivre éloignée de toi. » Et Louis de répondre : « Je suis ton mari et ami qui t’aime pour la vie ».

L’accueil de la vie et éducation des enfants envueduCiel:LouisetZélieonteu9 enfants dont 4 sont morts en bas âge. Les Martin auront donc à éduquer cinq filles dont la plus petite est Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus. Ils vont donner une éducation différente à chacune d’elle, en fonction de sa personnalité. À Pauline, au caractère très affirmé, Zélie dit qu’elle ne passe jamais rien, même si ça lui fait mal au cœur. Pour Thérèse en revanche, enfant très sensible qui pleure à la moindre occasion, puis pleure d’avoir pleuré (!), Louis n’est que douceur et encouragement. Zélie écrivait ceci: « Je prierai la sainte Vierge que les filles qu’elle m’a données soient toutes saintes et que, moi, je suive de près. »

Conciliationviedefamille-travail :En terme professionnel, Louis et Zélie sont ce qu’on appelle aujourd’hui des entrepreneurset travailleurs autonomes. Louis qui tient une boutique d’horlogerie finira par soutenir sa femme dans le développement de sa florissante entreprise de dentellerie. Le couple connaît donc les exigences que réclament la gestion du personnel, le respect de la législation et des commandes, le travail tardif pour respecter des engagements, mais aussi l’angoisse de ne pas pouvoir survenir aux besoins de la famille ou payer les employés face à une baisse de vente ou perte de clients. Consciente du rôle de la femme comme « gardiennedufoyer », Zélie, aidée de Louis, veillera à ce que les activités de leur entreprise ne la coupent pas de ses enfants et de son foyer.

Engagement social : Le couple Martin vit sa foi en étant attentif aux souffrances des personnes qu’ils côtoient et en s’impliquant dans les œuvres sociales et de charité de leur communauté. Tous les deux se soucient des plus pauvres. Louis s’implique dans la Conférence de Saint Vincent de Paul et Zélie se préoccupe de ses ouvrières et de leur famille tout en exerçant une grande charité autour d’elle : les premiers mois de mariage, elle et son mari accueillent quelque temps le fils d’un père de dix enfants ; elle délivre une

petite fille maltraitée par deux fausses religieuses ; elle héberge souvent des pauvres et leur donne de l’argent, apprenant à ses filles à les aimer.

Total abandon à Dieu face à la maladie et la mort : Zélie meurt alors que sa petite dernière, Thérèse, n’a que 5 ans. Ses derniers mots écrits furent : « Si la Sainte Vierge ne me guérit pas, c’est que mon temps est fait et que le Bon Dieu veut que je me repose ailleurs que sur la terre... » Louis a connu la maladie psychique et ce fut pour lui une grande épreuve morale ainsi que pour ses filles. «Il a bu à la plus humiliante de toutes les coupes», écrira Thérèse. Il meurt le 29 juillet 1894.

Louis et Zélie Martin ont cherché à manifester la sainteté de Dieu par toute leur vie. Prions Louis et Zélie Martin pour qu’ils intercèdent pour toutes les familles et accompagnent les parents afin de venir toujours puiser à la miséricorde de Dieu et en particulier en cette année sainte de la Miséricorde Divine.

1 http://www.discalcedcarmel.com/ampliar- noticia/programma-della-canonizzazione-di- louis-martin-e-zelia-guerin-genitori-di-s-teresa- di-lisieux#.Vl0GUSv3T-4


L'équipe de la rédaction


Rédacteurs:

Florence Dubois, Jean-Sébastien Carrier, Filip Sowa, Pascale Harfouche, Yvon Cousineau, Véronique Lamontagne et Miré Saralta


Révision:

Yvon Cousineau et Véronique Lamontagne


Mise en page et mise en ligne:

Véronique Lamontagne et Miré Saralta










Infolettre St-Laurent n°4

"La Justice Sociale"

L'Édito


Qui parmi nous ne souhaite pas plus de justice? Plus de justice dans notre quotidien, dans nos relations ou face aux nouvelles dans l'actualité?
Voir le monde autrement, laisser la parole de Dieu agir dans nos cœurs et porter du fruit... voilà ce que nous espérons vous offrir  dans ce numéro de "Fidei". Ces quelques articles se veulent pousser chacun de nous à réfléchir sur la justice sociale pour qu'elle se transforme en acte concret dans notre quotidien.
Merci à Jean-Sébastien pour ses orientations et contributions, sans oublier Estelle et Bernard et la fidèle équipe de rédaction. Merci à vous qui nous lisez.
Que l'Esprit de Pentecôte souffle et agisse dans vos cœurs et que la Vierge Marie en ce mois de mai vous bénisse ainsi que vos familles!

Miré Saralta
pour l'équipe de rédaction



DONNER ET RECEVOIR par Pascale Chédid

C’est une réaction presque physiologique ! Et non, je n’exagère pas ! Je ne peux pas vous expliquer une expérience, mais je peux vous inviter à la vivre et donc à comprendre de quoi je parle. Regardez autour de vous. Je suis sûre qu’il y a une grande quantité de gens assoiffés de vous : des solitaires, des vieux, des pauvres, des malades, etc qui n’ont pas seulement besoin de votre argent. Une visite par semaine ou un peu moins même rafraîchira leur vie, mais je ne sais pas pourquoi ni comment, vous donnera beaucoup plus ! C’est fou ! On se dit à chaque fois : « Je ne veux pas le faire pour moi, mais pour les autres », mais à chaque fois, le sentiment de paix et de joie nous affirme qu’on a reçu nous aussi ! Je vous le dis, c’est presque biologique! C’est comme lorsque le corps réagit à un médicament : tout notre être réagit. En le recevant, il donne. C’est vrai qu’à la base, pour que cela réussisse, il faut le faire sans compter recevoir ! héhé. C’est un sacré piège, mais je vous l’affirme que ça ne rate jamais. Si vous êtes encore sceptiques, regardez le sourire de mère Teresa ! Si vous êtes tristes et si, malgré toutes les activités comme vos loisirs, votre boulot et le succès, vous vous sentez toujours aussi « vides de sens », alors, allez-y et donnez. Commettez cette « folie » de vous oublier pour un instant et vous savourerez ensuite la joie que cela procure ! Puisque tu es fait à l’image de Dieu, que tu le croies ou pas, tu n’auras ton bonheur qu’en vivant comme lui, c’est-à-dire en donnant généreusement de votre amour ! Allez, foncez, vous avez déjà raté assez de temps, il est bien de commencer à vivre le bonheur qui vous est destiné ! « Quiconque donnera à boire à l’un de ces petits rien qu’un verre d’eau fraîche, en tant qu’il est un disciple, en vérité je vous le dis, il ne perdra pas sa récompense. » (Matthieu 10, 42)



UNE EGLISE ANIMEE par Véronique Lamontagne

Dans notre église, nous aimons nous rassembler pour vivre ensemble de grands moments de communion. Au cours de l'année 2015, différentes activités ont eu lieu tel que la semaine de prière pour l’unité chrétienne en janvier, la retraite des jeunes en début février, le souper de la faim pour le mercredi des Cendres et les autres activités permettant de se rapprocher de Dieu dans la période du Carême (adoration, chemin de croix, conférences). Les célébrations pascales et la course aux œufs de Pâques et ce n'est pas fini! D'autres activités sont prévues, telles que le mois de Marie et la retraite intergénérationnelle en août. Tout d'abord, la retraite en début février a permis de réunir plusieurs jeunes. Ce fut un moment de grande chaleur humaine et de rapprochements avec Dieu. Les photos témoignent de la joie partagée. Ensuite, pour le mercredi des Cendres, le «Souper de la faim» sur le thème de la justice sociale a été organisé par Développement et paix dans le cadre de leur campagne de solidarité « Parce qu’on sème, on donne! ». Deux jeunes conférencières, Alexandra et Élodie Ékobena, sont venues témoigner de leur engagement pour la justice sociale et des activités avec des jeunes ainsi que de leur travail comme agentes de pastorale sociale. En apprendre plus sur ce sujet était fort intéressant et préparait convenablement pour le carême dont le thème cette année était : «Bienveillants comme lui».

Chaque mardi du carême, la conférencière Christiane Cloutier-Dupuis nous demandait "Jésus Christ, est-ce toujours une Bonne Nouvelle ?" et offrait un moment de formation et de prières fort apprécié. Chaque vendredi, un chemin de croix nous permettait de méditer la passion du Sauveur. De nombreux baptêmes et confirmations au sein de nos paroisses ont marqué le temps pascal ainsi que l’activité de la chasse aux œufs de Pâques dans le cimetière de St-Laurent malgré le froid. Pour le mois de mai, le mois de Marie, un chapelet hebdomadaire, ponctué de prières et de chants, est proposée chaque dimanche avant la messe de midi à StLaurent et chaque jour de la semaine à 19h à Notre-Dame-Du-BoisFranc. Vous êtes invités à venir contempler les mystères de la vie de Jésus avec la très Sainte Vierge Marie. Finalement, au mois d'août, la retraite intergénérationnelle se prépare. Chaque année, celle-ci est un moment spéciale de partage et de communion. Vous y êtes invités! Davantage d'informations seront disponibles dans les prochaines semaines. Vous êtes invités à porter une attention particulière aux informations disponibles dans le feuillet paroissial de l’Unité pastorale Saint-Laurent.


TEMOIGNAGE DE FOI : SUR LE CHEMIN D'EMMAUS....2000 ANS PLUS TARD par Florence Dubois

Alors je reviens de mon cours de danse accompagnée par une amie à moi qui habite dans le quartier. Nous faisons une partie de la route ensemble mais nos chemins se séparent au coin Rochon et Champigny, et nous continuons seules chacun de notre côté. Je prends donc Champigny, rue interminable et assez sombre par les nuits sans lune. Bien sûr, au bout de quelques minutes, je me mets à angoisser, je suis vraiment toute seule, on ne voit même pas le bout de la rue et les bruits de la nuit m'effraient particulièrement ce soir. Il y a du vent, l'air est frais et le temps s'étire. L'angoisse atteint un point tel que je prends une grande respiration et murmure, un peu pour moi même, "Jésus, marches avec moi s'il te plaît". Alors là, d'un coup je me sens plus calme et mes épaules se détendent. Mais surtout, je me retourne brièvement et j'aperçois une silhouette qui marche à une quinzaine de mètres derrière moi. Il fait noir, mais c'est fou, il me faut à peine un quart de seconde pour reconnaître ma voisine, une très bonne amie à moi qui rentre souvent ellemême assez tard! Et nous faisons donc le reste du chemin ensemble en discutant, et en arrivant chez moi, je me dis que c'est forcément ça que les disciples d'Emmaüs ont dû ressentir. Que Jésus est vraiment venu faire un bout de chemin avec eux! Si c'est pas une réponse express à une prière ça! Un vrai petit miracle...


LE DEVELOPPEMENT DURABLE A LA PREMIERE PERSONNE par Florence Dubois

Alors, pour ceux qui ne sont pas familiers avec le terme «développement durable», il désigne en gros le développement d’une société de manière avantageuse sur le plan social, économique et environnemental. Lorsqu’un projet permet un développement positif à ces trois sphères de la société, on dit qu’il est viable, équitable et vivable à long terme. Le développement durable, c’est un peu la mise en place de la société idéale. Il vise le bien-être des gens, leur bonheur, leur stabilité sociale et leur insertion pleine et avantageuse dans la société. Il vise la prospérité économique de la ville, du pays, l’exploitation de ses richesses pour le progrès, pour répondre aux besoins socio-économiques. Il vise le respect de l’environnement, sa protection et même sa reconstruction. Le problème, c’est que dans le monde capitaliste où nous vivons, l’équilibre dans le développement est fortement débalancé par l’économie. Ce n’est un secret pour personne que l’argent semble ressortir par les yeux de nos dirigeants, des politiciens, des entreprises… Pour vivre, ça semble être à la fois une nécessité et une obsession, ce qui fait que le social et l’environnemental ont tendance à ramasser les miettes de l’économie plus souvent que l’inverse. Mais si on veut rétablir un équilibre, c’est à NOUS de nous impliquer pour faire pivoter intrinsèquement le capitalisme et faire cap sur un avenir où tout se fait dans le durable. Si le social et l’environnement manquent de support, devenons leurs piliers! L’ingrédient principal nécessaire, c’estl’enthousiasme populaire. Plus que ça, c’est l’implication sociale de chacun. Quand on a le privilège de vivre dans un pays démocratique comme le Canada, une province, une ville démocratique, c’est une responsabilité citoyenne que d’y être actif. La collectivité ne peut pas se plaindre des torts des dirigeants si elle reste passive dans son implication. Mais la collectivité, c’est moi, c’est nous, c’est à la première personne. Pourquoi est-ce un devoir? C’est tout simplement une histoire de compassion. C’est une preuve d’amour inconditionnel pour tous ceux que le déséquilibre de la pyramide durable touche, aujourd’hui et demain. C’est un don de soi, et une mise en pratique concrète des valeurs chrétiennes. C’est une question de foi et de solidarité, comme le dit si bien le Pape François Ier dans «La joie de l’évangile» : « Une foi authentique- qui n’est jamais confortable et individualiste- implique toujours un profond désir de changer le monde, de transmettre des valeurs, de laisser quelque chose de meilleur après notre passage sur terre »1. Alors, comme je ne crois pas à la théorie sans la pratique, allons-y! Il y a plein de 1 François 1er , La joie de l’évangile, p.129. petits gestes que nous pouvons faire au collectif pour bâtir cette société durable, pour faire pencher la balance des côtés du social et de l’environnemental. Impliquons-nous dans un jardin communautaire, une pierre deux coups (social et environnemental) en plus de l’avantage de manger des produits frais tout l’été. D’ailleurs, mangeons des produits locaux! C’est une idée merveilleuse qui nous permet d’encourager les producteurs d’ici (social) tout en évitant la pollution liée au transport et à la conservation des aliments importés. Participons aux événements culturels organisés dans nos arrondissements et nous montrerons qu’ils sont importants et appréciés. Utilisons Bixi, Communauto, les transports en commun, ce que vous voulez, chaque fois qu’on peut! Pourvu que cela envoie comme message qu’ils ne sont pas inutiles. Parce que tous ces beaux projets qui tendent vers le durable, sans notre soutien et notre implication, ils ne vont nulle part.



SAINT ANTOINE DE PADOUE par Jean-Sébastien Carrier

Nous croyons le connaître, ce bien-aimé saint franciscain, que nous ne manquons pas d’invoquer quand nous cherchons des objets que nous avons perdus. Il s’agit d’un des saints les plus invoqués du catholicisme, qui nous rejoint plus que d’autres dans notre quotidien, mais au bout du compte, que savons-nous de lui ? Nous pensons rarement à invoquer saint Thomas d’Aquin, cette impressionnante figure, ce Docteur de l’Église, théologien incontournable, mais plutôt intimidant pour le commun des mortels. Savons-nous que saint Antoine est aussi l’un des 36 saints et saintes auxquels l’Église à conféré ce titre de Docteur, preuve de l’impact et de la valeur intemporelle de sa pensée et de son enseignement. De plus, savons-nous qu’il est décédé à 36 ans et qu’il a très peu vécu dans la ville italienne de Padoue et même, qu’il n’est pas italien, mais plutôt portugais (il est même le saint patron du Portugal). Partons à la découverte de saint Antoine, de son temps et regardons un peu la trace qu’il a laissée jusqu’à nos jours. Nous sommes donc au Portugal, vers 1195. Le territoire est en partie musulman, mais la reconquête chrétienne avance à grands pas. Fernando Martins de Bulhões, le futur Antoine de Padoue, naît à Lisbonne dans une famille noble. Sa sensibilité religieuse se développa très jeune et il entra dans un monastère de l’Ordre des Augustiniens. Cette période de sa vie sera marquée par un retrait du monde et une soif de connaissance. Son premier contact avec les franciscains se fait en 1220, environ au même moment où il devient prêtre. Il est immédiatement séduit par ce nouvel ordre religieux, fondé en Italie, dix ans auparavant, par François d’Assise. Peu de temps après, il quitte les augustiniens pour devenir franciscain, en adhérant pleinement à l’engagement radical que propose ce jeune ordre. Il prend alors le nom d’Antoine et part pour une vie de mission. Après un passage au Maroc, où il en sortit malade, il se rendit en Italie. Attiré par une vie ascétique, il en fût détourné quand on découvrira son immense culture, en particulier biblique, et surtout ses grands talents d’orateur, de prédicateur et d’enseignant. C’est dans ces rôles qu’il exercera sa mission dans divers lieux, au nord de l’Italie et au sud de la France. Il était proche des gens de toutes les conditions sociales et était reconnu pour son combat acharné contre les nombreuses hérésies et groupes sectaires de son époque. Son pouvoir de persuasion en impressionnait plus d’un. Qu’il fasse une prédication dans un village éloigné des grands centres du savoir, ou qu’il enseigne la théologie dans un contexte universitaire, il avait un style et des techniques de communication efficaces et adaptés à ces différents publics et à l’esprit de son temps. Il savaitcapter l’attention de ses auditeurs et leur transmettre l’essentiel de son message. Nous dirions aujourd’hui qu’il était un communicant moderne. Il deviendra supérieur provincial de son ordre pour le nord de l’Italie de 1227 à 1230. Il sera considéré comme un homme de paix, avec un sens profond de la justice, à l’intérieur comme à l’extérieur de sa communauté, subtile arbitre dans un contexte difficile, après la mort du fondateur de l’ordre, à l’âge de 44 ans. Après un court séjour à Rome où il conseilla le pape Grégoire IX, il passera la dernière année de sa vie à Padoue au nord de l’Italie ou près de cette ville. Il poursuivra ses recherches intellectuelles et ses réflexions spirituelles. Il meurt en 1231. Admiré de son vivant par François d’Assise et le pape Grégoire IX, il fut canonisé un an seulement après sa mort, en 1232. Sa renommée était déjà très grande de son vivant et elle le sera encore plus après sa mort. Prêchant dans des contextes de grande hostilité, il avait une réputation de thaumaturge, c’est-à-dire de guérisseur. De nombreux miracles furent alors recensés, tout au long de ses voyages de prêcheur itinérant. L’histoire en gardera plusieurs anecdotes spectaculaires, mais aussi un sens, une catéchèse, qui s’exprime à travers chacun de ses gestes. Il ne faut pas aussi oublier l’importance qu’avaient les croyances dans le surnaturel, dans un Moyen Âge où la mort faisait partie du quotidien. Dans les siècles qui suivirent, le culte du saint s’amplifia, de nombreux miracles lui furent attribués, et de nombreux lieux de cultes lui furent consacrés. Aujourd’hui encore, il est l’un des saints les plus populaires au monde. En 1946, le pape Pie XII lui conféra le titre de Docteur de l’Église. Il est depuis appelé « docteur évangélique », en reconnaissance des sa connaissance et de ses qualités de prédicateur de l’Évangile. Cet homme humble, malgré ses origines, son intelligence et sa culture, ne cherchait pas à se mettre en valeur et préférait une vie discrète. Heureusement pour nous, sa foi le mettait au service de la Parole et l’a amené sur les routes de la mission, là où et il aura su utiliser ses nombreux talents, et toute sa créativité, pour le bien de l’Église et du monde. P.-S. 1 Et les objets perdus dans tout ça? Le fait que nous l’invoquons encore aujourd’hui pour retrouver des objets perdus. Il s’agit d’une tradition tardive qui viendrait probablement de l’anecdote qu’un voleur, possiblement un novice, épris de remords, lui aurait redonné un livre qu’il lui avait dérobé, exprimant ainsi le respect, que même les criminels peuvent avoir envers lui et ce qu’il représente. Au fil des siècles, plusieurs anecdotes, vraies ou inventées, firent de lui le patron de multiples lieux, groupes de personnes et causes. Voilà une belle preuve qu’il s’agit d’un saint très populaire qui, malgré seulement 36 ans de vie sur terre et un apostolat de 10 ans, a été capable de transmettre la Parole de manière personnelle, en touchant le cœur, l’esprit et l’âme de chacun, et ce, jusqu’à ce jour. 2 Pour explorer les différentes facettes du saint et les éléments fondamentaux qui constituent sa pensée, voici un site intéressant : http://www.saintantoine.org/portale/home.as p . Cliquer à gauche sur la section Saint Antoine et ensuite les sous-sections biographiques et thématiques.


JUSTICE SOCIALE CHRETIENNE EN ACTION par Louise Delisle-Laberge

Le concept de justice sociale de l’Église du Québec est défini comme étant « l'ensemble des activités visant la promotion de la justice sociale, le respect des droits humains et de la dignité de la personne, ainsi que le changement et la transformation des rapports sociaux et des structures de nos sociétés, afin qu’elle devienne davantage en conformité avec le projet évangélique de Jésus» 1 . Cet article, trop bref par rapport à l’ampleur de l’engagement de groupes et d’individus, veut simplement montrer ici la part irremplaçable de la solidarité de l’Église universelle, québécoise, diocésaine et locale dans la vie des gens en détresse. On dit que le mouvement communautaire québécois forme une impressionnante mosaïque d’engagements : plus de 9 000 organismes sociaux originaires de milieux alternatifs, populaires, communautaires, syndicaux, féministes, environnementaux, religieux, artistiques, etc. œuvrent actuellement au Québec. Et notre Église catholique soutient activement les initiatives citoyennes. L’Action sociale de l’Église universelle : une action initiée par Jésus lui-même Les récits évangéliques démontrent hors de tout doute les fondements de la justice sociale chrétienne contemporaine ! Les exemples sont trop nombreux pour être cités ici, mais le « et qui est mon prochain ?» du récit du bon Samaritain» (Luc 10, 29-37) détermine bien les paramètres que Jésus voulait placer pour ses disciples. De Léon Xlll au pape François, l’Église ‘moderne’ a réaffirmé son option préférentielle pour les plus pauvres et les démunis de toutes sortes : l’encyclique Rerum Novarum (Léon Xlll- 1891), les enseignements de Vatican ll, en particulier Gaudium et Spes, le Compendium de la doctrine sociale de l’Église (2004), Caritas in Veritate (Benoît XVl – 2009) et Evangelii Gaudium (La joie de l’Évangile du pape François, 2013) définissent les tenants et aboutissants de la doctrine chrétienne de l’Église. L’Église québécoise et diocésaine Un document fondamental pour discerner la position actuelle de notre Église québécoise et diocésaine est celui qui définit « Les fondements de la pastorale sociale au Québec « – document d’orientation, publié en mai 2012 par leComité des affaires sociales des diocèses du Québec. La dignité de la personne humaine, l’option préférentielle pour les pauvres, le souci des générations futures en constituent les principaux thèmes. Toute personne intéressée par la justice sociale aurait intérêt à parcourir le document sur le site www.eveques.qc.ca De nombreux organismes nationaux et provinciaux, comme Développement et Paix, Justice et Foi, Aide à l’Église en détresse, pour ne nommer que ceux-là, mobilisent de nombreux adhérents qui appliquent concrètement les idéaux sociaux de l’Église. Plus près de nous, les Conférences SaintVincent de Paul, des banques alimentaires comme l’Oasis de Saint-Laurent, des groupes de laïques catholiques comme les Chevaliers de Colomb, etc. agissent en solidarité chrétienne et humaine. Dans notre Église qui est à Saint-Laurent Il se fait beaucoup de choses présentement. Le Répertoire annuel des services et organismes de l’Unité pastorale SaintLaurent en donne une liste assez exhaustive. Cependant, les besoins toujours plus nombreux et la clientèle de plus en plus diversifiée commanderaient une coordination plus efficace de tous ces valeureux efforts. Dans la foulée du projet pastoral mis actuellement en œuvre dans notre Unité, une demande locale est présentement faite auprès des instances diocésaines pour l’engagement d’un agent de pastorale sociale qui deviendrait les yeux et les mains de Jésus Lui-Même dans l’arrondissement Saint-Laurent. Cette présentation de la justice sociale en action dans l’Église d’aujourd’hui mériterait d’être plus approfondie et enrichie. La lecture du volume « L’utopie de la solidarité au Québec – contribution de la mouvance sociale chrétienne », de Lise Baron et al., Paulines, 2011 en serait un excellent complément. Depuis deux ans maintenant, le pape François ne cesse d’appeler l’Église à une vaste « conversion pastorale » pour retrouver la « joie de l’Évangile » et l’annoncer aux « périphéries géographiques et existentielles ». Le suivi concret de cette exhortation est l’une des conditions essentielles de pratiquer la justice sociale de l’Église, ad intra et ad extra.


POURQUOI PROTEGER NOTRE PAROISSE ? par Bernard Fleury

« Pourquoi ne pas fermer l'église SaintLaurent une fois pour toutes? Déménager la paroisse dans un local moins couteux en chauffage et en réparations ? Avec l'argent de la vente, on pourrait en distribuer aux pauvres... Alors pourquoi s'embarrasser de toutes ces vieilles pierres? » Ces questions sont tout à fait valides pour des Laurentiens comme vous et moi qui lisons «Fidei». Et elles trouvent en partie réponse dans le souhait légitime de prendre soin du patrimoine. Le patrimoine matériel, c'est ce que nous avons reçu des générations précédentes. Depuis 1735, des générations de croyants ont donné de leur force et de leur temps pour construire, agrandir et embellir cette église Saint-Laurent. Notre génération l’a reçue en héritage. Grâce à tous ces efforts passés, nous avons un lieu distinctif pour nous réunir, pour chanter, sentir la présence de Dieu et profiter d’un espace de paix. Si nous apprécions ce patrimoine, il revient à nous tous et toutes d’y mettre des efforts pour le préserver pour les générations qui nous suivront de telle sorte qu’elles recevront cette église encore plus solide et digne que nous l’ayons reçue. Le patrimoine culturel de notre église est aussi important : il donne le caractère à notre paroisse. Les habitudes, les évènements et les gestes sont la culture de notre « famille » paroissiale (les messes dehors en été, la fête de Saint-Laurent, les jeunes descendant du chœur pendant l'homélie, ou la présence du drôle de sourire qu'est celui de Saint Frère André...!). C’est avec ce patrimoine culturel que nous accueillons des nouveaux venus de partout dans le monde. Je suis aussi un nouvelarrivant ici depuis à peine trois ans : j’ai retrouvé des gestes, des paroles et des chansons, pas aussi rythmées comme dans mon pays, faut dire…) que je connaissais. Mais en accostant ici quelqu’un, on se rend tout de suite compte des particularités de Saint-Laurent. Donc si nous aimons ce patrimoine culturel et pensons que ça vaut la peine de le partager avec ceux qui viennent, nous avons aussi le devoir de le préserver et le faire grandir. Donc vous allez entendre parler de la campagne de financement pour préserver le patrimoine de Saint-Laurent. Évidemment on parle du patrimoine matériel, car le patrimoine culturel, lui, me semble bien vivant. Il suffit de regarder d'un peu plus proche quand pour voir que, du toit au parvis, en passant par les fenêtres, les pierres et l’orgue, cette église vieille de presque deux cent ans a besoin de l’effort d’une génération pour s’assurer qu’elle soit encore solide pour nos enfants et petitsenfants quand ils seront à la recherche de repères dans l’histoire et d´un lieu où l’on rencontre le Seigneur. Donc au cours de cette campagne, n’hésitez pas à y mettre votre grain de sel aussi, en pensant à toutes ces croyants dans le passé qui ont construit le patrimoine de notre paroisse et a toutes ces personnes dans le futur qui y viendront et y trouveront une terre d’accueil. Il y a un élément de justice sociale à collaborer nous aussi, dans la mesure de nos moyens, à l’héritage spirituel, culturel, matériel et historique de notre famille dans la paroisse. Que la Pâque vous soit toujours présente et que Dieu vous bénisse !


L'équipe de rédaction

Les rédacteurs:

David Darazi, Florence Dubois, Jean-Sébastien Carrier,  Louise Laberge, Miré Saralta, Pascale Chédid, Robert Karout, Véronique Lamontagne


Rédacteurs invités:

Bernard Fleury et Estelle Léger


Comité de révision:

Florence Dubois, Yvon Cousineau et Robert Karout


Mise en page et mise en ligne:

Véronique Lamontagne et Miré Saralta



Infolettre St-Laurent n°3


L'Édito

Voici le troisième numéro de «Fidei» qui en traitant du thème de la famille souhaite accompagner la réflexion qui se tiendra en octobre 2014 lors du synode de la famille à Rome.
Nous vous convions à travers les différents articles à découvrir la richesse de ce thème dont le point central est l'amour: l'amour qui unit dans le mariage, la vie consacrée ou l'amitié et tisse des liens forts au sein de la communauté, de l'église et des plus démunis. La famille comme espace de sanctification dès l'éveil de la foi jusqu'à la pleine réalisation de sa vocation et de sa mission.
Sans conteste, la famille quelle qu'est soit, naît d'une relation de coeur à coeur et sa beauté se révèle lorsqu'elle prend appui sur le Christ.
Très bonne lecture et que la Paix du Christ règne dans chacune de nos familles et dans le monde.

Miré Saralta
pour l'équipe de la rédaction


Les enfants du Père Yvon



Mais vous n’avez jamais eu d’enfants, comment peut-on vous appeler «Père»? En effet, je n’ai pas eu d’enfants parce qu’un jour j’ai reçu l’appel de Dieu à servir mes frères et mes sœurs au milieu du monde. J’ai répondu «oui» à cet appel et ce fut le début d’une belle et grande aventure. Lire la suite (..)



Une parole à mon coeur:

"Alliance? Allie Dieu!"

"Maintenant donc, allons, concluons une alliance, moi et toi, et qu'il y ait un témoin entre moi et toi!"(Gn 31:44).

Je me lave les mains. Je les essuie. Je regarde mon doigt. Mon alliance y brille. Je l’aime bien. Depuis 5 ans elle ne me quitte plus. Je l’approche de mes yeux. Je remarque quelques égratignures. Certaines sont bien visibles. D’autres moins. Je ne savais pas que l’or était aussi fragile (...) Lire la suite


"Un coeur jeune, qui accueille l’amour du Christ, se transforme en espérance pour les autres, c’est une force immense"

Pape François


Une église animée



La diaspora variée de notre paroisse est impressionnante et elle s'unifie chaque dimanche pour rendre gloire à Dieu. À la célébration eucharistique s'ajoutent de nombreuses activités aidant à garder notre foi vivante. Lire la suite (..)



Destination Calcutta


Ce voyage, que je souhaitais réaliser depuis longtemps, m’a permis d’aller à la rencontre de Mère Teresa et surtout de me rapprocher d’elle, au milieu des « plus pauvres des pauvres de Calcutta », auxquels elle a consacré sa vie. Lire la suite (...)



Témoignage de Foi




Linda Kelly et Michel Desjardins sont mariés depuis 31 ans. Coordonnateurs et responsables du service de préparation au mariage à l’Oratoire Saint-Joseph, ils ont deux enfants, une fille de 29 ans et un fils de 26 ans; et un petit-fils de 8 ans. Lire la suite (...)







Jeunes et Société


Lorsque deux personnes en couple réalisent qu’elles s’aiment vraiment et qu’elles voudraient passer le reste de leurs vies au côté l’une de l’autre, l’étape qui suit naturellement est souvent le mariage civil et/ou religieux. Dans un monde de plus en plus interculturel et métissé, le mariage religieux n’est plus automatiquement synonyme de clochers et d’autel, que ce soit au Canada, et particulièrement à Montréal, notre si belle ville, tellement multiculturelle. Lire la suite (...)


Sagesse partagée



En venant sur terre, chacun y vient pour y accomplir une mission, jouer un rôle, une partition, dans un ensemble. Mission que nul autre ne pourrait accomplir à sa place.

Quelle est donc cette mission et comment la réaliser?. Lire la suite (...)



A coeur ouvert



Poème: Je rêve d'un homme Lire la suite (...)



Paroles aux paroissiens...



Rêve pour la Palestine et Israël par Josée Bailly ici





Parlez moi d'amour


« Dieu est amour : celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu en lui » (1 Jn 4, 16).

Ces paroles de la Première Lettre de saint Jean expriment avec une particulière clarté ce qui fait le centre de la foi chrétienne: l’image chrétienne de Dieu, ainsi que l'image de l'homme et de son chemin, qui en découle. Lire la suite (...)



Le Christ rassembleur avec...



Sainte Gianna : épouse, mère de famille et médecin. Lire la suite (...) 








Envie de s'impliquer en paroisse?



La nouvelle année pastorale débute avec la reprise de plusieurs activités dans l'Unité Pastorale de Saint-Laurent : groupes de partages (sur les textes de St Paul, les Psaumes, la spiritualité de Maurice Zundel); PEP, catéchèse, visites aux prisonniers, popote roulante, Oasis de St-Laurent, adoration eucharistique, chapelet au mois d'octobre, veilleurs de la chapelle mariale et bénévolats divers. Pour plus d’information sur les horaires et dates, consultez le répertoire des activités, le site web et surveillez le feuillet paroissial !


L'éveil et l'éducation à la foi




Personne ne peut nier l’importance du noyau premier dans lequel vit tout être humain : sa famille! Pour donner à l’enfant les racines dont il aura besoin pour déployer ses ailes, les parents ne disposent cependant pas d’un mode d’emploi infaillible… Lire la suite (...)




L'équipe de rédaction


Les rédacteurs:

David Darazi, Florence Dubois, Louise Laberge, Miré Saralta, Pascale Chédid, Robert Karout, Sabine Hokayem, Véronique Lamontagne, Yvon Cousineau


Rédactrices invitées:

Lucie Gaudreault et Josée Bailly


Comité de révision:

Florence Dubois, Yvon Cousineau et Robert Karout


Mise en page et mise en ligne:

Véronique Lamontagne et Miré Saralta



Infolettre St-Laurent n°2


L'Édito

Chères lectrices et chers lecteurs,
C’est avec une réelle joie que l’équipe de rédaction vous présente le deuxième numéro de l’infolettre de St-Laurent qui a désormais un nom : « Fidei ».
Merci à Filip Sowa qui a conçu le logo et gagné en récompense deux coupons « Bagel Viateur ». 
Le mot « Fidei » est un complément de nom qui vient du Latin et signifie « de la foi ». Pourquoi avoir choisi un complément de nom comme titre? Lire la suite (...)


Une église animée

Dans notre paroisse, nous savons qu’il nous revient de mettre notre main à la pâte pour que notre église soit vivante. Au cours des derniers mois, plusieurs activités ont été réalisées avec l’implication de nombreux paroissiens de tous âges. Lire la suite (..)




Une parole à mon coeur :


"Petits pas!"

Le premier parcours était une montée. Comme je ne savais pas du tout ce qui m’attendait, je commençais à marcher. On m’avait dit « par petits pas ».

J’ai oublié ce truc au départ. J’ai fait de grands pas (...) Lire la suite



Témoignage de Foi

Le Credo de Jésus: Tous les dimanches, nous récitons notre «Credo» lors du rassemblement eucharistique (...) Quand nous lisons attentivement les quatre évangiles, nous avons, à bon droit, raison de nous demander ce en quoi Jésus croyait. En d’autres mots quel était son Credo ?.


Je crois que celui qui est pauvre, affamé, affligé sera un jour dans la joie et que celui qui bâtit la paix sera appelé Fils de Dieu.

Je crois fermement à toute parole qui sort de la bouche de Dieu, un être d’amour qui se veut un Père.

Je crois sans hésitation que quiconque demande reçoit, que celui qui cherche trouve et qu’on ouvrira à celui qui frappe.

Je crois que tout ce que l’on demande dans une prière sincère et pleine de foi, on obtient selon la convenance et la surprise de Dieu.

Je crois que mon Père du ciel, ne veut pas qu’un seul homme se perde.

Je crois que si le grain de blé ne tombe en terre et ne meurt, il reste seul; mais s’il meurt, je crois qu’il portera beaucoup de fruit.

Je crois que le petit, le rejeté, le pauvre, le malade, bref, tous ces petits seront toujours les préférés de mon Père et les miens. Je crois que Dieu désire la miséricorde et non le sacrifice. Je crois que le sabbat a été fait pour l’homme et non l’homme pour le sabbat.

Je crois, à votre grand étonnement, qu’il faut aimer ses ennemis, car mon Père du ciel est bon autant pour les ingrats que pour les méchants.





Jeunes et Société

Consommer la création. « Je comprends pas. Quand on était petits, on avait une paire du dimanche, une paire de tous les jours, et une paire de sport qu’on partageait, tes oncles et moi. » Mon Papa, chaque fois que je m’achète de nouvelles chaussures). Lire la suite (...)





Sagesse partagée

L'aventure intérieure :

Chacun vient sur terre pour vivre une aventure bien personnelle et unique. Cette aventure est avant tout d’ordre spirituel et c’est de l’intérieur qu’elle doit être réalisée. Au cours de la vie, c’est à travers le corps qu’elle s’exprime et se matérialise. Lire la suite (...)




Le Christ rassembleur avec...

Le Bienheureux Jean-Paul II à travers la théologie du corps: Cette année, le 27 avril 2014, le bienheureux pape Jean-Paul II, sera déclaré Saint. Un pape très charismatique ayant parcouru plus de 129 pays ayant rassemblé chrétiens et non-chrétiens. Lire la suite (...) 





La Foi c'est notre affaire!

Ouvert par nos pasteurs, les pères Yvon Cousineau et Yvon Laurence, c.s.c., c’est donc en Église et en assemblée chrétienne que s’est tenu le Forum de l’Unité pastorale Saint-Laurent, toute la journée du samedi 1er février 2014! La foi chrétienne se reçoit et se transmet  dans l’Église. On ne  peut pas croire tout seul ni reconstituer le contenu de la foi par nous- mêmes. C’est l’Église qui porte, transmet et nourrit la foi. Lire la suite (...)




«Thérèse: Vivre d’amour» le dernier album de Natasha St-Pier qui, sous l’initiative audacieuse de Grégoire Boissenot, modernise les écrits et le message de la petite Thérèse de Lisieux. Lire la suite (...)






A coeur ouvert

As-tu déjà entendu un ami ou un proche dire «je n’ai pas la foi»? Ou toi-même peut-être estimes-tu ne pas en avoir? As-tu déjà ressenti le besoin d’avoir face à une situation, un évènement une plus grande confiance en la vie, un total abandon  à l’amour, une plus grande paix intérieure? Lire la suite (...)









Vos petits mots...

Certains d'entres vous avez voulu nous encourager ou nous partager vos petits messages: découvrez les ici






L'équipe de rédaction

Les rédacteurs:

David Darazi, Filip Sowa, Florence Dubois, Miré Saralta, Pascale Chédid, Patrick Gouabe, Valérie Gonzalez, Véronique Lamontagne, Yvon Cousineau


Rédactrices invitées:

Lucie Gaudreault et Louise Laberge


L'équipe de révision:

Yvon Cousineau et Robert Karout


Mise en page et mise en ligne:

Véronique Lamontagne et Miré Saralta



Infolettre St-Laurent

"Témoigner de sa Foi"


L'Edito

L’idée d’une infolettre a vu le jour à la question de savoir comment offrir aux jeunes des quatre paroisses de l’Unité Pastorale de St-Laurent (UPSL) un moyen de s’exprimer et de témoigner de leur engagement dans leurs paroisses et dans leur vie de tous les jours.

Ce numéro de lancement, se veut être le reflet de cette graine que représente la communauté des jeunes de l’UPSL. Une graine qui commence à germer et qui, malgré sa fragilité, continuera à croitre pour atteindre sa maturité et ainsi déployer ses plus beaux atours.  Cette infolettre se veut aussi être une vitrine intergénérationnelle offerte aux adultes et aînés de l’UPSL pour pouvoir adresser un message ou un témoignage aux plus jeunes.

Vous l’aurez compris, vous tenez sous vos yeux un outil qui se nourrira et s’enrichira de votre expérience de vie spirituelle et communautaire. Vous constaterez aussi que ce numéro de lancement n’a ni logo ni titre et votre participation via un concours nous permettra d’en trouver. Pour plus de détails, voir la publicité du concours.

Nous vous invitons à travers les articles qui suivront à découvrir l’engagement de jeunes qui, avec le soutien de leurs aînés, cherchent à mettre le Christ au centre de leur vie.

Et si l’envie vous prenait de vouloir nous écrire ou encore nous soumettre un article pourle prochain numéro ; envoyez nous un courrielà jeunessestl@gmail.com

Bonne lecture!

L’équipe de rédaction


Une parole à mon coeur:
"Place aux Jeunes!"

Un adolescent qui a la foi, convertit plus qu’un curé de paroisse! C’est presque indiscutable! Même les curés m’approuveront je pense!


Pourquoi? Peut-être parce que maturité et foi ça sonne « naturel », mais que rébellion et foi relève du prodige, voire de l’utopique. Au fait ce n’est pas tout à fait vrai!

Le Christ est rebelle! Où et comment? Face à une société qui prône ses lois à elle, sans prendre en considération la partde libération, de possibilité de changements et d’innovations permanentes, auxquelles Dieu nous invite inlassablement, oui face à ça, Jésus est rebelle.

Alors, pourquoi les ados ne se retrouvent plus facilement en Christ? Je pose une question : est-ce qu’on leur introduit une vie en Christ, ou est-ce qu’on leur parle du Christ? Personnellement, je préfère la première formule, révélant juste mon expérience personnelle avec Jésus- Amour, au lieu de l’introduire, le « définir ». Limiter Dieu à ce qu’on connait de Lui, c’est « l’inventer ». Dieu

ne s’invente pas! Il EST ! C’est Lui qui s’introduit à nous. Ce serait beaucoup plus sain si on arrive à parler aux jeunes d’un Dieu d’amour, les engageants à Lui demander de faire irruption dans leur vie, en leur épargnant les « il faut » et les « tu dois »! Dans leur vie, dans leur rébellion, il y a une part qui devrait nous stimuler, nous inciter à ne plus se contenter du confort vieillissant de notre foi« adulte »! Dans leur cœur, il y a une place vide comme dans le nôtre! Ne la remplissons pas de peurs et de culpabilités et d’une image erronée de Dieu! Laissons la place à Dieu! « Il donne la force à celui qui est fatigué, à celui qui est sans vigueur il prodigue le réconfort. Les adolescents se fatiguent et s’épuisent, les jeunes ne font que chanceler, mais ceux qui espèrent en Yahvé renouvellent leur force, ils déploient leurs ailes comme des aigles, ils courent sans s’épuiser, ils marchent sans se fatiguer. » (Isaïe 40, 29-31)

Pascale Chédid, correspondante pour les sites www.beatitudes.org et www.feuetlumiere.org


Une église animée

Dans notre paroisse, de nombreux jeunes s'activent pour garder la Parole de Dieu vivante dans leurs cœurs. Ils le montrent par une participation active aux activités variées de la paroisse.

Tout au long de l’année, la paroisse Saint-Laurent offre de belles activités au groupe de jeunes des 18 à 35 ans. Elle a organisé l'escalade spirituelle, la retraite au Lac-Simon, le pèlerinage en vélo et le PEP (Pop-corn, Échanges et Prières).

L'escalade, gracieuseté d'Horizon Roc, a permis une envolée spirituelle. En fait, elle a été une occasion de relever des défis physiques et d'affronter certaines peurs à l’image de nos expériences de vie et ce, en permettant un partage spirituel entre tous les participants.

Au cours des deux dernières années, la retraite au Lac-Simon a été une rencontre intergénérationnelle, pour tout une fin de semaine où un thème était exploré en profondeur. Cette année, le thème portait sur "Savoir prier, pourquoi?". Un des participants a indiqué que cette retraite lui a permis de prendre un temps d'arrêt et de penser à Dieu.

Une autre activité initiée par Pierre Thibodeau a été reprise cet été par Tashiana Gungadoo et Filip Sowa. Il s'agit du "Pèlerinage en vélo" effectué le 27 juillet dernier. Ce pèlerinage a permis de découvrir le Parc de l’'Île de la Visitation et l'église à proximité qui porte le même nom. Malgré quelques pépins mécaniques, j'ai apprécié cette activité, qui m'a donné l'occasion de connaître davantage les jeunes de ma communauté et de vivre une expérience de prière en groupe dans la nature.

Enfin, le PEP (Pop corn, Échanges et Prières) est une soirée cinéma mensuelle, organisée par mes soins, pour un partage de maïs soufflé et d'idées. Elle a lieu à la salle Mantha. Les échanges sur les questions soulevées par le film peuvent être très animés. Ils sont suivis d'une prière dans la chapelle de Frère Saint André. Pour moi, chaque rencontre me donne l’occasion privilégiéede discuter avec des jeunes qui partagent ma foi en Jésus.

Ces activités seront de nouveau offertes au cours de l'année 2013-2014 et, si cet article a suscité votre intérêt, alors restez aux aguets et surveillez le feuillet paroissial de la paroisse Saint-Laurent.

Véronique Lamontagne


Témoignage de Foi


L’an dernier, la famille Gauthier a eu la malchance de recevoir la visite impromptue du tonnerre sur leur demeure. Et ce n’était pas l’Esprit Saint qui est entré en douceur chez eux, croyez-moi! Tout un fracas et quel bruit! Toute la bordure du toit fut abîmée et le foyer complètement ravagé par la foudre.


Les voisins ne comprenaient pas. Comment se fait-il que le tonnerre soit tombé sur la maison des Gauthier. Eux, ils vont à la messe tous les dimanches, ce sont des croyants et c’est sur eux que le malheur tombe.

Et Marie de répondre avec une petite pointe de malice: «Après vingt ans, notre maison avait besoin de réparations majeures. Cela tombe bien, et le mot est juste, les assurances vont payer pour tous les dégâts causés par la foudre. Quelle joie dans notre malchance! «Et la voisine de rajouter en souriant: «Je pense que je vais retourner à la messe dimanche prochain, ma maison a aussi besoin de réparations».

Des centaines et des milliers de gens vivent heureux sans la foi. Il y a des gens d'une vie morale très digne qui ne croient pas en Dieu. A l'opposé, il y a des chrétiens qui vivent d'une manière étrange! Les chrétiens devraient avoir l’air plus sauvés. J’ajouterais que leur foi devrait rayonner, briller et se propager davantage.

La foi ne rend pas meilleur, du moins pas automatiquement. Elle ne garantit pas la réussite, ni le succès, ni un travail, ni d’être à l’épreuve de la foudre du ciel. Elle ne garantit même pas que nous serons heureux. Elle n'est surtout pas une police d'assurance.

Et pourtant la foi change beaucoup de choses. À nous qui sommes baptisés, cela n'apparaît pas toujours avec évidence. Mais à y regarder de près, nous verrons. En effet, si nous côtoyons d'authentiques croyants, nous nous apercevrons de la différence. Nous pouvons vivre sans la foi chrétienne, mais non sans démarche de vérité qui comble toujours de joie.

Yvon Cousineau, c.s.c.


Jeunes et Société

L’année de la foi qui touche àsafinpousseàse questionner sur la foi de jeunes de notre génération dans cette société où tout est permis et où la liberté individuelle prime sur le bien-être collectif. Avoir foi en Dieu, n’est-ce pas remettre cette liberté chèrement acquise entre des mains invisibles ? N’est-ce pas là pure folie ?


Plusieurs jeunes dans notre société moderne justifient leur manque de foi par le fait que leurs parents ne pratiquent pas, ou ne pratiquent plus et ont rejeté la religion. La foi se présente à eux comme un héritage non reçu. Cependant, elle se présente aussi comme un choix. Un grand nombre de jeunes ont purement et simplement décidé que la foi n’était pas pour eux. C’est un sujet tellement révolu...

De facto, la foi n'est pas donc pas pour eux. Il est vrai que les parents ont une responsabilité dans la transmission de la foi, pourtant peu importe notre histoire, peu importe notre vécu, la foi est un don et une grâce que nous pouvons recevoir à tout moment. Il nous suffit de la désirer, de nous laisser tenter, de faire le premier pas, le tout "petit pas"... c'est juste ce que Dieu attend de nous pour commencer en Jésus une amitié sans fin...

Il est certes de la responsabilité des parents de proposer et d’orienter leurs enfants vers cette voie qui est la foi en les éduquant à l'amour de Dieu et en les faisant devenir enfants de Dieu par le baptême.

Toutefois, l’appropriation de cette voie passe par une expérience personnelle, une rencontre avec le Christ. Et c'est là le don de la foi. Jésus lui-même le dit : « Personne ne peut venir à moi si le Père qui m’a envoyé ne l’y conduis[...] » (Jean 6,44). Mais pour y arriver encore faudrait-il le chercher.

Le cœur du message à transmettre aux jeunes de notre époque est que : « la foi est pour tous mais le premier pas nous revient avant tout ». Vivre sa foi c'est aspirer à la sainteté, être animé en tout par l'amour en étant pleinement conscient de notre humanité afin de ne pas renier nos moments de faiblesses, nos échecs, nos péchés, nos défauts.

Avoir la foi c'est tendre toujours plus vers l'amour en ne doutant jamais de la miséricorde de Dieu. Plus qu’un héritage, la foi est donc une grâce qui se laisse trouver par qui la recherche.

Miré Saralta



Histoire d'un saint...


Depuis le 13 mars 2013, la « fièvre franciscaine » s’est propagée de la main du Cardinal Jorge Mario Bergoglio, plus connu comme sous le nom de Pape François. Le choix du nom, loin d’être hasardeux, fait référence à Saint François qui est l’un des saints les plus admirés par les Catholiques et populaire auprès des non croyants. Toutefois, le « patron des écologistes » resteencore méconnu par un grand nombre de personnes.


Saint-François naquit en l’an 1182, dans la petite ville d’Assise (au centre de l’Italie), dans une famille bourgeoise de commerçants. Son vrai nom était Giovanni di Pietro Bernardone, mais son père lui donna le surnom de François dès ses premiers mois de vie. Son éducation est confiée à des ecclésiastiques de la paroisse Saint-Georges, où François apprit la doctrine chrétienne, les sciences humaines, le latin et le français. Mais à l’âge de 14 ans, le jeune arrêta sa scolarité, et aida son père dans les affaires familiales. Pendant sa jeunesse, il dépensait son argent dans les plaisirs de la vie : bien manger, bien boire, et bien se vêtir. Alors qu’il participait à une guerre interne entre les Républiques de l’Italie, il fut prisonnier et ne fut relâché qu’un an après sa capture. En 1204, la maladie l’immobilisa pour un an, et la transformation de cet homme en Saint prit place. Fait étrange en 1205, il a 23 ans lorsqu’en prière devant le crucifix de la chapelle San Damiano , il entend une voix lui demande de « réparer son Église en ruine »

(Cf. : Julien Green, Frère François, France Loisirs, p. 87).




Musique

Cet album a la texture d’un vent tiède du début de l’automne. La voix de Justin Vernon et son fameux falsetto flottent sur la musique, supportée par des instruments à vents et des cuivres qui se superposent de manière mélancolique, pour rendre un son apaisant dont l’effet me suit toujours un bon bout de temps après avoir écouté l’album. Le mettre en trame de fond en faisant ses devoirs est une chose, mais s’asseoir ou s’allonger et l’écouter pour de vrai, avec ses deux oreilles, sa tête et son cœur, c’en est une autre. On peut alors se perdre dans les paroles poétiques de Vernon ou bien les laisser nous atteindre parce qu’elles ont la familiarité d’un souvenir ou d’une émotion.

Si Bon Iver-Bon Iver est un album coup de Coeur, la chanson Holocene me rejoint tout particulièrement par son honnêteté simple, sans faire d’histoire. Sur un air tout aussi aérien que le reste de l’album, Vernon chante le sentiment désemparant qui

vient avec une nouvelle perspective du monde : «Bon Iver Bon Iver, un album coup de cœur qui vient avec une certaine paix intérieure, Bonne écoute!»1.

It's also a song about redemption

and realizing that you're worth something; that you're special and not special at the

same time

Florence Dubois

1 « C’est aussi une chanson qui parle de rédemption et de la réalisation que tu vaux quelque chose, que tu es à la fois spécial et pas spécial » Justin Vernon (traduction libre)


A coeur ouvert


Actuellement, une personne de mon entourage traverse un moment crucial dans sa vie. Elle attend les résultats d'un test de laboratoire qui pourrait confirmer la présence d’un cancer chez un proche. Si les résultats s'avèrent positifs cela pourra affecter dramatiquement l'avenir de toute une famille.  Lorsque le médecin a évoqué cette possibilité, ce fut un grand choc. Elle voulait pleurer devant lui et fut saisie d’une grande peur... 

En ce moment, elle se sentait éteinte en elle-même : plus de joie, plus d'espoir, envahi par un nuage d'obscurité... En repensant à cette situation, il m’est revenu à l’esprit une réflexion écoutée lors d’une homélie du dimanche : " Il est bon —c'est un devoir— de tenir compte de tes moyens terrestres (2 + 2 = 4), mais n'oublie jamais que tu dois heureusement compter sur un autre terme de l'addition: Dieu + 2 + 2...».

L'optimisme chrétien n'est pas fondé sur l'absence de difficultés, des résistances et des erreurs personnelles, mais en Dieu qui nous dit: «Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde» (Mt 28,20).

Franchement, sans exagération, le retentissement de ce texte en moi était que l’espoir existe encore pour cette famille. Tout à coup, une brise d'optimisme et d'espoir m’envahit. Cette connaissance n’a plus à avoir peur, elle peut tout remettre entre les mains de Dieu, en demandant à la Sainte Vierge Marie de passer devant. Quel que soit le résultat du test, je sais maintenant qu’elle n’est plus seule, Dieu est avec elle et tout s’arrangera pour le bien de sa famille.

Union de prière

David Darazi



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Merci!

Un Merci Spécial à toute l'équipe de rédaction pour ces courriels échangés, ces temps de rencontres et de fraternité.

Merci à Claude, David, Florence, Miré, Pascale, Valérie et Véronique.

Ce projet d'infolettre n'aurait pas vu le jour sans le soutien indéfectible, les encouragements de notre curé le Père Yvon Cousineau et les conseils éclairés, la disponbilité et la générosité de Robert Karout. Merci au soutien de Louise Laberge et surtout à vous qui lisez cet infolettre.

Que Dieu bénisse chacun de vous.




 

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